Althéa ou la colère d’un roi, Karin Hann

Althéa ou la colère d’un roi
Karin Hann
Robert Laffont 2010
362 pages

Quatrième de couverture : Juin 1648, Althéa, orpheline, est adoptée par Nicolas Fouquet, surintendant des Finances de Louis XIV, l’homme le plus riche et le plus influent du royaume. L’enfant grandit dans le domaine enchanteur de Vaux-le-Vicomte, où se côtoient tous les brillants esprits du Grand Siècle… La Fontaine, Molière ou Pascal.
En 1661, lorsque le Surintendant organise une somptueuse fête au château, le Roi Soleil s’offusque de cette magnificence et ordonne l’arrestation de son ministre. Embastillé par d’Artagnan, Fouquet se bat plusieurs années pour laver son honneur et défendre ses droits au cours d’un procès inique. Mais le complot est savamment ourdi : dans l’ombre, on s’acharne à sa perte.
Audacieuse et décidée, Althéa va tenter l’impossible pour contrer la volonté du monarque absolu et faire libérer le prisonnier, aidée en cela du marquis de Mergenteuil, dont elle est follement éprise.
De la disgrâce de Fouquet aux manigances de Colbert, du secret de l’ordre du Temple au mystère du Masque de fer, Karin Hann nous emporte avec son premier roman dans une fiction historique riche de passions et d’intrigues. Son héroïne appartient aux figures frondeuses et ardentes auxquelles on aime à s’attacher.

Ma note : 2.5/5
 
Mon avis : Le roman commence par la naissance d’Althéa Braban-Valloris durant laquelle sa mère trouve la mort. On fait ensuite un saut dans le temps et on la retrouve enfant, heureuse et épanouie auprès de son parrain, Nicolas Fouquet, qui la traite comme sa propre fille.
Le début du roman est très intéressant. L’histoire et le décor du magnifique château de Vaux le Vicomte se mettent en place et on suit comment Fouquet, le surintendant de Louis XIV et donc le parrain d’Althéa, va s’attirer les foudres du roi. Nous retrouvons des personnages historiques et culturels comme Anne d’Autriche (la mère de Louis XIV), Louise de La Vallière, La Fontaine, Molière, etc. C’est même plutôt amusant de voir des personnages comme ces deux derniers évoluer dans un contexte qu’on n’aurait pas imaginé.
Bref, la toute première partie du roman m’a vraiment plu car j’avais l’impression de toucher à la petite histoire de l’Histoire et j’adore ça ! Avoir l’impression d’écouter aux portes ou de me cacher derrière les rideaux pour apprendre tous ces secrets qu’on ne nous raconte pas à l’école.
Malheureusement, mon excitation s’est bien amenuisée quand l’histoire d’amour d’Althéa et… (je vous ne dirais pas le nom mais vous le trouverez sûrement seul en 3 chapitres) commence. En effet, le livre prend un virage à 180° et passe du roman historique au roman d’amour à l’eau de rose. Les dialogues sont d’une naïveté et d’un cliché sans nom, le couple fait l’amour toutes les 5 pages avec une douceur et une tendresse inégalables. Bref, on en vient à mâcher du chamalow jusqu’à la fin. Pour vous donner une idée des dialogues, en voici un petit extrait :
– » Je veux que tu sois la femme que j’aime, à mes côtés, toute une vie.
– Tu m’aimes…vraiment ?
– Oui.
– Depuis longtemps ?
– Cela a-t-il de l’importance ? »
[…] (je vous passe les répliques qui pourraient vous donner le nom de ce fabuleux amant)
– J’ai sans doute été plus long à comprendre ce qui me liait à toi. Mais je le sais aujourd’hui. Et puis, nous avons fait l’amour…
Elle se redressa vivement :
 » Qu’essaies-tu d’insinuer ? Si tu penses que tu te dois de m’épouser pour réparer ta faute, cela ne sera pas nécessaire ! »
Bref, je pense que vous avez dû cerner le style. On dirait du Harlequin, non ? On ne nous épargnera même pas le « Tiens tiens, comme on se retrouve ? » quand un des personnages sera menacé d’une arme par son ennemi. Les dialogues sont vraiment très cliché et j’estime que cela gâche quand même une grande partie de la narration. Sans parler des événements sans suspense et pour lesquels on voit se profiler le rebondissement dès le départ. C’est dommage car dans toute la deuxième partie du roman, l’Histoire semble avoir davantage été un prétexte à la romance de deux personnages plutôt qu’une réelle fin. L’histoire ne se termine d’ailleurs pas vraiment puisqu’on ne sait finalement pas ce qui arrive à Fouquet.
C’est dommage car le roman évoque l’homme au masque de fer et l’ordre des templiers qui sont des « légendes » historiques très intéressantes. Malheureusement, je n’ai rien appris concernant ces deux éléments de l’histoire.
J’ai quand même donné la moyenne au livre car j’ai passé un sympathique moment de lecture malgré tout mais je suis restée frustrée en le refermant et j’ai trouvé certains passages vraiment très proches du ridicule.

(Première publication 08/04/2012)

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