Une carte pour l’enfer, Miyuki Miyabe

https://i1.wp.com/img.over-blog.com/198x307/2/49/72/39/Romans-policiers-Asie/UneCartePourEnfer.jpg?resize=198%2C307 Une carte pour l’enfer
 Miyuki Miyabe
Genre : Policier 
 Picquier poche, 2001
 328 pages
 
Quatrième de couverture : « Mon mari avait coutume de me demander pourquoi les serpents muaient. Vous savez pourquoi ?… Non, je vais vous le dire : ils s’imaginent qu’après toutes ces mues, ils auront enfin des pattes. Est-ce que les serpents ont besoin d’avoir des pattes, me direz-vous ? Eh bien, ils s’imaginent qu’ils seraient plus heureux s’ils en avaient. Et dans notre société il y en a de plus intelligents qui leur vendent des miroirs dans lesquels ils se voient avec des pattes.  »
L’inspecteur Honma remonte la piste d’une belle disparue prise au piège d’un Japon où tout se vend et s’achète, même les rêves. Quand une carte de crédit devient un ticket pour l’enfer, la seule issue est-elle de prendre la peau d’une autre ?
 
Ma note : 6/10
 
Mon avis : J’aime bien les romans policiers qui enquêtent sur les disparitions donc ce livre commençait plutôt bien. Par contre, quand j’ai vu que la principale motivation de cette disparition était sans doute une ancienne banqueroute de la disparue, j’ai eu peur de m’être embarquée dans un roman où j’allais être perdue dans les notions économiques et financières. En fait, pas du tout.
Bon, il y a certains passages qui expliquent ce qu’est une banqueroute, etc. mais ils sont vraiment minimes et ne sont finalement pas tant au centre de l’intrigue que ça. En tout cas, si j’ai réussi à m’y retrouver, chacun devrait pouvoir y arriver.
L’originalité de ce livre est que l’enquête est menée par un policier qui est en arrêt maladie et ne peut donc pas se servir de son insigne et de son statut de policier pour aborder les gens et obtenir les documents qu’il veut. J’imagine que c’était pour compliquer l’enquête mais je n’ai pas compris pourquoi l’auteur avait choisi d’en faire un policier, à ce moment-là. Un détective privé ou un journaliste aurait tout aussi bien fait l’affaire. Enfin bref, je chipote car ce n’est vraiment pas gênant durant la lecture.
Je déconseillerai quand même ce livre aux amateurs de suspense et de frissons car le personnage principal a rapidement une piste qu’il va s’efforcer de décortiquer durant tout le livre mais on ne peut pas dire que le mystère soit omniprésent. L’intérêt se trouve plutôt dans la façon dont l’enquête se déroule et où tous les morceaux de puzzle se reconstituent.
Je me suis quand même un peu perdue dans tous les personnages secondaires qui l’aident durant son enquête. Le fait que les noms soient japonais n’y est sans doute pas pour rien mais ils sont aussi plutôt nombreux et j’ai eu du mal parfois à me rappeler comment il avait rencontré le personnage et quel était son intérêt dans l’enquête.
En conclusion, je dirais que ce n’est pas un roman policier qui nous garde en haleine pendant des heures et des heures mais l’enquête est quand même très intéressante à suivre et on a envie de savoir ce qu’il s’est exactement passé.

(Première publication 26/10/2012)

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