Les Hauts Conteurs T3 Coeur de Lune de Patrick McSpare et Olivier Peru

Source :  Livraddict

Les Hauts Conteurs T3 Coeur de Lune
Patrick McSpare et Olivier Peru
Pocket 2013
380 pages

Quatrième de couverture : Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Le seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, en laissant de nombreux cadavres derrière lui. Quarante années plus tard, l’on murmure encore que le spectre de la Dame de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l’âme perdue de son bourreau. Happés par un tourbillon de folie et de sang, dans la chaleur torride de l’été germanique, les Haut Conteurs, Roland Cœur de Lion et Mathilde la patiente, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Qui est cette Bête Dévoreuse, hurlant à la Lune et coupable de tant d’atrocités ? Amours secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques…

Ma note : 4/5

Mon avis : En lisant le résumé de ce volume et en voyant sa couverture, je m’attendais à une histoire vraiment très sombre et je n’ai pas été déçue. Nous retrouvons ici Roland, Mathilde et Elena, la jeune apprentie italienne, en Allemagne où ils sont à la recherche d’un autre haut conteur pour lui demander des renseignements concernant un haut-conteur les ayant trahis mais ils vont se retrouver enrôler dans une aventure bien différente et autrement plus effrayante. En effet, ils auront à faire face ici à des forces surnaturelles très puissantes. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler.
Personnellement, j’aime bien frissonner pendant mes lectures si cela n’est pas trop angoissant non plus ou trop trash. Ici, ce livre étant plutôt destiné à un public jeunesse au départ, c’est savamment dosé. Il n’y a pas trop de détails sordides sur les vices de certains personnages, même s’ils sont sous-entendus et que les lecteurs plus adultes comprendront facilement de quoi il retourne, ce qui laisse une part de mystère et d’imagination bienvenues. Cependant, l’auteur ne nous épargne pas certaines descriptions un peu sanglantes dans les batailles. La seule chose que je regrette est que les combats ou bagarres sont parfois un peu trop longs. Ce n’est vraiment pas la chose que je préfère dans ce genre de roman, je suis plus intéressée par l’histoire en elle-même, et là, cela finissait par m’ennuyer un peu. On se demande même comment les personnages réussissent à s’en sortir parfois. C’est le seul aspect qui m’a un peu déplue et qui m’a donc fait retirer un point à ma notation.
Je trouve également un peu dommage qu’on perde légèrement de vue la mythologie des Hauts conteurs dans ce tome. On a plus l’impression d’être face à un ordre de combattants (ce qu’ils sont notamment mais pas uniquement) qu’à des personnes ayant des talents particuliers de conteur.
Sinon, c’est avec plaisir qu’on retrouve nos héros Mathilde et Roland, Elena qui est apparue dans le roman précédent, et qu’on découvre Geoffroy Bouche-goulue, un autre haut-conteur qui leur vient en aide durant cette aventure. J’espère qu’il apparaîtra dans d’autres circonstances car le personnage est très sympathique et j’aurais aimé qu’il soit un peu plus détaillé dans ce tome. Concernant les autres, on sent une certaine évolution dans les relations Mathilde-Roland et Elena-Roland. La première se renforce tandis que la seconde n’en est encore qu’à ses prémices. Et j’aimerais également en apprendre plus sur Mathilde qui est un personnage très intéressant mais encore très mystérieux. A propos d’Elena, je suis plus mitigée. Le personnage n’est pas déplaisant mais elle ne m’intrigue pas plus que ça non plus, je la trouve trop lisse. Mon avis se transformera peut-être au fil des volumes.

Extrait p.49 :
– Bienvenue à vous, Sires Conteurs ! clama le duc en se levant de son fauteuil. Ou faut-il dire, plutôt, « Sire, Dame, Damoiseau et Damoiselle Conteurs ? »
Les rires éclatèrent en cascade. Wilfrid fit signe aux arrivants de rejoindre quelques places libres. Ravengen était un géant à la carrure impressionnante. Sa chevelure hirsute et sa barbe noire lui donnaient l’allure d’un ogre de légende. Une cicatrice écarlate lui barrait la joue gauche. A deux mètres au-dessus de son siège, un grand bouclier était fixé au mur. Les armoiries de sa famille, représentant une gueule de loup grande ouverte, peintes de façon stylisée.
Un homme aussi antipathique qu’impitoyable, probablement ! songea Mathilde en s’asseyant sur le banc, suivie par ses compagnons.
Elle attendit que le vacarme retombe et s’adressa au duc, à forte voix. 
– En mon nom et celui de mes amis, soyez remercié de votre invitation, Messire le duc. D’autre part, apprenez que votre première formule était la bonne. Il faut dire « Sires Conteurs », car notre ordre ne s’embarrasse ni du sexe ni de l’âge de ses membres.

    Rendez-vous sur Hellocoton !

    Ajouter un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *