A l’endroit où elles naissent de Diane Peylin

A l’endroit où elles naissent
Diane Peylin
Genre : contemporain
Pocket 2012
416 pages
7.70€

Quatrième de couverture : Deux femmes, deux vies, une seule Terre. Eva et Miangaly ne sont pas nées avec les mêmes paillettes au fond des yeux. De France jusqu’à Madagascar, de l’enfance à l’âge adulte, elles traverseront les années, les époques, parleront de leurs famille/parents, découvriront la musique, les hommes, les icebergs à la grenadine, les zébus et le chocolat. Si Miangaly vit dans l’extrême pauvreté entourée des siens, Eva possède l’essentiel matériel mais manque cruellement d’amour. Tout les sépare et pourtant tout les rapproche : sur le chemin de leur légende personnelle, elles partagent la rage de vivre, le cœur plein de rêves et d’espoir…

Ma note : 16/20

Mon avis : Ce roman commence par la naissance de ces deux petites filles, chacune sur son continent. Leurs naissances ne sont pas simples, chacune pour des raisons différentes, et nous les suivons donc chacune leur tour jusqu’à leur vie adulte.
Elles ont chacune un chapitre sur deux qui leur est consacré et j’ai trouvé ce rythme de lecture très agréable, surtout que les chapitres sont très courts, souvent 4-5 pages. Cela rend le livre très difficile à fermer une fois qu’il est commencé car on a toujours envie de savoir ce qu’il se passe pendant ce temps de l’autre côté du monde.
Le personnage de Miangaly m’a davantage touché que celui d’Eva. Je pense que c’est parce que Miangaly est vraiment l’héroïne de ses chapitres alors que ceux consacrés à Eva tournent plus autour de toute sa famille que d’elle principalement, même si cela évolue au cours du roman. Je comprenais donc un peu mieux Miangaly. Cependant cela n’enlève rien à l’intérêt que j’avais pour les chapitres se passant en Occident. C’était vraiment agréable de passer de l’une à l’autre et de les voir grandir en même temps, à la fois semblables et si différentes. J’ai quand même préféré la partie sur leur enfance et leur adolescence plutôt que la partie sur leur vie d’adulte où les chapitres se ressemblaient un peu trop, contrairement à la première partie où leurs existences sont diamétralement opposées. J’ai aussi parfois regretté quelques clichés sur les origines des différents personnages mais cela servait plutôt bien l’histoire donc cela n’est pas si gênant.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Pour moi, la leçon à en tirer est que ce n’est pas foncièrement l’endroit où on naît qui rendra notre vie heureuse ou malheureuse mais plutôt ce que nous, nous décidons d’en faire. Évidemment, la vie en Occident est souvent plus simple matériellement et y est beaucoup plus confortable mais cela ne veut pas dire que tous les occidentaux sont heureux, et vice versa. C’est une conclusion somme toute assez banale et déjà vue mais cela ne fait pas de mal de le rappeler.
Il y a quand même une chose qui m’a dérangée dans ma lecture, ce sont les bouts de chansons françaises qui apparaissent soudainement dans le texte et que chante Miangaly. Cela me semblait souvent assez incongru et me donnait un peu envie de rire, surtout quand elle se met à chanter « Quelque chose de Tennessee » dans une cérémonie funéraire ou « Diego » à un étranger malade qui lui dit son prénom, par exemple. J’ai trouvé que cela brisait un peu le romanesque de certains moments, cela ne me semblait pas crédible.

Conclusion : Un livre plein d’espoir qui met du baume au cœur malgré quelques clichés.

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