Appelez la sage-femme de Jennifer Worth

Appelez la sage-femme
Jennifer Worth
1ère édition française : Editions France Loisirs 2013
527 pages

Quatrième de couverture : Rien ne prédestinait Jennifer Worth à devenir sage-femme dans les quartiers miséreux des Docklands. Quand à vingt-deux ans elle rejoint les sœurs de Nonnatus House, une maternité qui vient en aide aux plus pauvres, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie…

Ma note : 16/20

Mon avis : Jennifer Worth est une jeune femme qui, après avoir été interne dans un hôpital, souhaite devenir sage-femme et se rend chez des nonnes pour apprendre auprès d’elles.
Ce témoignage n’est pas linéaire ni parfaitement chronologique. Jennifer nous livre par de courts chapitres son expérience de sage-femme parmi ces sœurs et au milieu de la pauvreté londonienne des années 50-60. Chaque chapitre traite d’un thème spécifique, que ce soit une personne ou un accouchement en particulier, ou encore un événement qu’elle souhaite nous narrer. Elle n’hésite pas non plus à ajouter des détails sur l’histoire et l’évolution de la médecine et notamment de l’obstétrique.
Il s’agit donc d’un témoignage particulièrement riche. On y apprend énormément de choses que ce soit sur la façon dont se déroulaient les accouchements à l’époque, la façon de vivre et notamment les logements dans les quartiers les plus pauvres de Londres, l’évolution de la gynécologie, etc.
J’ai parfois trouvé le texte un peu cru et, personnellement, je ne pense pas qu’il était nécessaire de mettre autant de détails. Au début, cela m’a un peu déboussolée puis je m’y suis habituée et j’imagine que cette particularité n’a sans doute pas déplu à tout le monde.
Je m’attendais aussi à une héroïne un peu plus attachante mais au départ, elle est très factuelle dans sa façon de raconter et elle ne laisse transparaître que très peu d’empathie. Au début du livre, c’est une femme encore très jeune qui souhaite apprendre son métier mais ne connaît encore que peu de choses de la vie. Au fur et à mesure de la lecture, on remarque qu’elle se rapproche de ses patientes et que son regard s’adoucit un peu.
Malgré ça, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle et le passage d’un personnage à l’autre dans chaque chapitre m’a également empêchée de m’intéresser davantage à eux. J’imagine que cela doit être le genre de frustration que vivent les sages-femmes en accompagnant une personne dans l’un des moments les plus intenses de sa vie et ne jamais la revoir par la suite.

Conclusion : Un témoignage très intéressant sur la grossesse, l’accouchement et la pauvreté à Londres dans les années 50-60.

Challenge 170 idées : n°35 – Un vélo ou une partie

    Rendez-vous sur Hellocoton !
    One Comment

    Ajouter un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *