Le Pensionnat de Melle Géraldine T.1 Etiquette & espionnage de Gail Carriger

Source : Livraddict

Le Pensionnat de Mlle Géraldine T1 Étiquette & espionnage
Gail Carriger
Genre : Fantasy, Jeunesse
Editions Orbit 2014
354 pages

Quatrième de couverture : C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante.

Ma note : 8/20

Mon avis :
Sophronia est une jeune fille de bonne famille assez intrépide. Sa mère ne sait plus comment s’y prendre avec elle et décide donc de l’envoyer dans le pensionnat de Melle Géraldine, sur les conseils d’une amie. Cependant, ce que ni sa mère ni Sophronia ne savent, c’est que ce pensionnat est tout sauf ordinaire puisqu’il enseigne en fait l’espionnage dans toute sa féminité et son savoir-vivre à de jeunes aristocrates. D’ailleurs, Sophronia va être mise en situation dès son trajet pour la fameuse école.

Le postulat de ce livre est vraiment très original. L’idée de l’école différente des autres me faisait un peu penser à Harry Potter, même si le thème est très différent, et j’étais intéressée par une aventure se déroulant dans l’Angleterre du XIXe siècle. En réalité, cette lecture fut une réelle déception. Je n’ai trouvé absolument rien de ce que j’attendais et l’histoire ne m’a pas tenu en haleine du tout.

Le roman se passe en Angleterre effectivement mais pas du tout une Angleterre historique. L’environnement de ce roman est plutôt steampunk, avec des machines très élaborées. A la limite, ce n’est pas cela qui m’a dérangée. Au contraire, cela aurait pu être passionnant. Malheureusement, rien n’est très développé par l’auteur et ma curiosité n’a jamais été satisfaite. Des noms de machine sont donnés sans jamais expliquer à quoi elles servent réellement, des « robots » servent de domestiques mais ils sont décrits très succinctement et on ne sait pas du tout comment le monde en est arrivé à créer de telles machines. De plus, Sophronia semble découvrir toutes ces choses en même temps que nous (bien qu’elle ait des robots domestiques chez elle) mais cela ne la perturbe pas du tout. Bref, j’ai trouvé que tout l’univers créé dans ce roman n’était pas assez approfondi et expliqué. Même les explications sur l’école qui semble avoir une architecture et une histoire très intéressante nous laissent sur notre faim. On pourrait penser que l’auteur satisfera notre curiosité dans un second tome mais j’en doute car ce ne sont pas vraiment des mystères qui planent sur l’histoire, ces éléments sont abordés mais trop superficiellement et rapidement pour moi.

L’histoire en elle-même ne m’a pas beaucoup intéressée car on ne ressent pas de réel but à tout ça. On comprend qu’un prototype est recherché par tout le monde mais on ne sait pas vraiment ce qu’est ce prototype, à quoi il sert et le roman ne se centre pas dessus non plus.

Les relations entre les personnages sont superficielles. On ne ressent pas de vrai attachement entre Dimity et Sophronia par exemple. D’ailleurs, l’auteur ne nous dit pas grand chose sur Sophronia, sa vie, sa famille, ce qu’elle pense, etc. J’ai donc eu beaucoup de mal à m’intéresser à ce personnage. Ceux que j’ai trouvé le plus intéressants sont incontestablement Savon et Vieve mais je ne me suis pas vraiment attachée à eux non plus.

Enfin, le style ne m’a pas convenu non plus. Au départ, j’ai apprécié l’humour dans l’écriture mais il est tellement présent que je me suis finalement demandée si ce livre n’était pas une parodie. Les situations, même les plus aventureuses, sont rapidement tournées en ridicule, ce qui empêche le lecteur de se tenir en haleine.

Conclusion :
Vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché du tout. J’ai même cru que j’allais abandonner ma lecture alors que cela ne m’arrive jamais. Le synopsis paraissant vraiment très alléchant, ma frustration n’en a été que plus importante.  Je serais très curieuse d’avoir l’avis de gens qui ont apprécié car je déteste passer à côté d’un roman à ce point, surtout s’il est apprécié par la majorité, comme cela semble être le cas ici.

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