Au-delà d’un destin

Au-delà d’un destin
Jean-Marc Dhainaut
Editions Edilivre 2016
414 pages

Quatrième de couverture : Maxime Delcote est papa d’une petite fille de huit ans, Sophie, gravement malade. Ouvrier et résidant dans un coron du Nord, au pied des collines d’Artois, alors qu’il s’apprête à passer une journée de travail comme toutes les autres, à l’usine, Maxime va voir sa vie et son destin bouleversés par un réveil brutal en plein Moyen Âge. Les gardes qu’il découvre autour de lui semblent le connaître mais l’appellent étrangement par un prénom qui n’est pas le sien. Paniqué et chassé du château dans lequel il s’est réveillé, il va voir son quotidien littéralement changer. Un quotidien auquel il va devoir s’habituer. Dans lequel il va devoir se fondre, survivre, faire face aux problèmes et à d’étranges événements et apparitions : des voix venues de nulle part et l’apparition d’un homme qui dit vouloir l’aider. Le cœur d’Adeline, la fille d’un fermier qui l’a recueilli, comprendra-t-il qu’une frontière de huit siècles les sépare ? Mais Maxime va apprendre que sa présence en l’an de grâce 1214 n’est pas le fruit du hasard.

Ma note : 16/20

Mon avis : Même si j’ai trouvé que l’histoire mettait un peu de temps à vraiment commencer, j’ai été touchée par l’aventure de Maxime qui se retrouve propulsé au Moyen-Âge alors même qu’il est en route pour aller travailler. Contrairement à beaucoup de héros de roman dans ce genre de situation, Maxime met un bon moment à comprendre ce qui lui arrive et à « l’accepter ». Il réagit comme une personne tout à fait normale. Il prend le temps de découvrir l’endroit où il est, les personnages qu’il côtoie, etc.
Nous suivons notre héros dans son quotidien et passons avec lui cette aventure qui se déroule sur un laps de temps de quelques jours seulement. Il n’y a aucun saut dans le temps, ou alors seulement de quelques heures, ce qui permet de vraiment se mettre à la place du héros, de le comprendre, voire de rentrer dans sa peau tout simplement. Par contre, j’ai aussi trouvé que cela alourdissait parfois un peu la narration à force de répétition, comme les évanouissements répétés (même si on finit par en comprendre la raison) ou encore les nombreuses réflexions de Maxime à propos de notre vision moderne des gens du Moyen-Âge bien éloignée de ce qu’ils étaient réellement. Et les détails sur la vie quotidienne ne sont pas inintéressants vu le contexte historique mais ralentissent beaucoup l’avancée du roman. Finalement, j’ai davantage apprécié ce roman comme un documentaire romancé sur le Moyen-Âge que comme un roman fantastique.
On ne sait pas pourquoi Maxime s’est retrouvé là avant les toutes dernières pages du livre. Il y a quelques passages où on a des débuts d’explication et des phénomènes surnaturels, mais il reste minoritaires. Ce livre nous raconte principalement l’adaptation de Maxime projeté en arrière de 800 ans et ses aventures sur place. Il n’a pas de quête à accomplir ou, en tout cas, ne la connaissant pas, il ne tente pas de l’atteindre et essaie donc simplement de vivre au mieux à cette époque qu’il connaît très peu.
La fin répond aux questions qu’on a pu se poser durant notre lecture mais ce n’est pas uniquement là que se situe l’intérêt de ce roman selon moi. Je mentirais si je disais que je n’avais eu aucune interrogation durant ma lecture et que je n’avais pas hâte de connaître l’issue de cette aventure mais je conseille ce livre aux amateurs de mystère et surnaturel qui aiment également lire des romans historiques.

Merci beaucoup à Livraddict pour ce partenariat avec Edilivre et à l’auteur pour sa confiance.

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