Retour à My Lai

Retour à My Lai
Dominique Legrand
Le Castor Astral 2016
186 pages

Quatrième de couverture : Franck Palmer se trouvait à My Lai le 16 mars 1968, quand la compagnie Charlie, ivre de violence et de sauvagerie, a décimé plus de 500 civils. Alors, il a tout perdu : son fils, sa femme, son avenir de professeur d’histoire. Sa vie entière a disparu, noyée dans l’alcool et le souvenir de ce village du Vietnam, où il a laissé sa raison et son innocence. Depuis, hanté par cette journée, il tente de survivre dans l’Amérique d’aujourd’hui. Anh Thu Huong est pianiste et concertiste internationale. Elle se trouve à Paris le temps d’une représentation. Mais elle doit retourner très vite dans son pays. Elle a rendez-vous avec son passé. Au-delà de la souffrance, ces deux êtres meurtris sont unis par un destin commun.

Ma note : 18/20

Mon avis : Cette lecture m’a littéralement transportée et fait voyager que ce soit à travers le temps ou l’espace. On ressent et on vit la culpabilité de Palmer au Vietnam, durant la guerre. Les allers retours de la narration dans le présent et le passé nous font prendre conscience que Palmer vit autant dans ces deux époques-là. Son esprit ne fait que ça sans arrêt : repartir au moment du drame puis revenir au présent, et encore repartir, etc. mais jamais je ne me suis perdue à la lecture. C’est un roman assez court, qui se lit plutôt rapidement et je pense qu’il n’aurait effectivement pas fallu faire plus long. L’auteur a su justement dosé pour rendre mal à l’aise le lecteur sans lui donner la nausée non plus. Le chapitre où le massacre nous est réellement raconté est quand même vraiment difficile à lire mais il n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe. Depuis le début du roman, Franck nous dépeint la culpabilité et l’horreur qui vivent en lui depuis toutes ces années et, après le récit du massacre, on comprend effectivement pourquoi reprendre une vie normale après ça est impossible. Quant à la pianiste vietnamienne, on ne saisit pas tout de suite le rôle qu’elle a dans ce livre mais la fin est vraiment magnifique. Et je dois dire que j’en ai même eu les larmes aux yeux.

En bref, un roman qui fait réfléchir sur les horreurs de la guerre, autant du côté de ceux qui tuent que de ceux qui sont tués, et donne une leçon d’humanité. Il m’a aussi permis d’en apprendre un peu plus sur la guerre du Vietnam. Merci à l’auteur de m’avoir permis de découvrir son roman et d’avoir réussi l’exploit de me faire apprécier un roman qui parle de la guerre.
 
 
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