Ad majorem dei gloriam, M’Isey

Ad majorem dei gloriam

M’Isley
Editions Lune Ecarlate 2016
1917… La cité-état de Saint-Évangile ne prend pas part à la Grande Guerre. Elle est en proie à un tout autre conflit : la guerre sainte contre les griffonistes, des non-morts blasphémateurs particulièrement violents. Les libres penseurs, vampires comme mortels, sont pris entre deux feux et contraints de choisir leur camp. Mais, dans l’ombre de l’histoire officielle, des dogmes, des grandes théories, se livrent bataille des ambitions et des rancœurs tout humaines. Qui donc est cette jeune mortelle que certains vampires ont juré de protéger sur leur vie ? Quel lourd secret porte la ténébreuse Édéa ? Pourquoi Davy, le vampire impie obsède-t-il à ce point l’archevêque ? Ad Majorem Dei Gloriam vous propose une immersion dans les méandres d’un univers fantastique sombre et complexe…
————————-
Après mon coup de cœur pour Ahriman de Gwenn Aël, j’ai eu envie de tenter la lecture de cet autre thriller ésotérique. Je remercie donc les Editions Lune Ecarlate pour m’avoir envoyé cet ebook.
L’auteur aborde ici le thème de l’intolérance qui fait sombrer les êtres dans la plus grande noirceur, qu’ils soient vampires ou mortels.  C’est un roman vraiment très sombre qui n’est pas sans rappeler de douloureux moments de notre histoire, notamment à la période durant laquelle se déroule ce roman. En effet, après la mort en 1911 de La Luette, un vampire très croyant qui considérait que ceux de son espèce n’étaient pas plus mauvais que les humains s’ils se consacraient à la religion chrétienne, l’archevêque de la ville commence une véritable chasse aux hérétiques.
Je n’ai jamais réussi à rentrer complètement dans cette histoire à cause de la complexité de l’écriture. J’ai trouvé celle-ci très alambiquée et regorgeant de vocabulaire religieux. J’ai aussi eu un peu de mal à m’y retrouver d’un point de vue temporel. Pour tout vous avouer, j’ai dû lire ce livre deux fois et, la seconde fois, j’ai vraiment dû faire l’effort de me noter mentalement en quelle année exacte se déroulait la narration et de prendre le temps d’essayer de bien comprendre de qui parle l’auteur. J’ai donc finalement réussi à mieux comprendre cette histoire mais je ne peux pas parler de lecture plaisir.
Si ce roman n’est vraiment pas un coup de cœur pour moi à cause de mes difficultés de lecture, je salue quand même l’originalité de cette histoire. Je n’avais encore jamais lu de roman avec des vampires partant dans cette direction et c’est cela qui m’a donné envie de m’accrocher malgré tout. Ici, point de romance, ce récit ne traite que de cette « chasse aux sorcières » faisant étrangement écho à ce qui se passe à l’extérieur de cette ville hors du temps. En effet, la ville où se déroule l’action est un lieu à l’architecture moyenâgeuse et à l’écart de toute technologie.
En 97 pages, il n’est pas évident de réellement s’attacher aux personnages mais l’auteur a quand même su me donner envie d’en savoir plus. Ce n’est sans doute pas pour rien si j’ai retenté la lecture de ce livre après un premier échec.
Je pense que ce livre aurait gagné à être écrit d’une façon plus simple et à être peut-être un tout petit peu plus long, afin de vraiment laisser le lecteur s’imprégner de cet univers particulier. J’aurais également préféré que l’auteur prenne un peu plus le temps de nous faire connaître ses personnages plutôt que de s’appesantir sur les scènes de violence et de luxure. Cela fait bien évidemment partie du monde des vampires mais c’est dommage que ce soit au détriment des personnages.
Pour conclure, je dirais que j’ai beaucoup aimé l’ambiance et l’histoire racontée dans ce livre mais la complexité de l’écriture et son trop petit nombre de pages ne m’ont permis que de le survoler.

    Rendez-vous sur Hellocoton !

    Ajouter un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *